Part 19 (1/2)

(F.O. Docs., 64/235.)

_Lord Beauvale to Lord Palmerston._

VIENNA, _March 2nd, 1841_.

MY LORD,--The King of Prussia has sent His Minister at this Court a proposition for regulating the position of the Christians in Syria, which, if it were acted upon, would in Prince Metternich's opinion throw that Country into inextricable confusion. His Highness transmitted a few days back a memorandum on the subject to London which He persists in regarding as establis.h.i.+ng the only advantageous mode of treating the question, and as He purposes drawing up a statement of his objections to the Prussian proposition, He earnestly entreats that no acquiescence may be given to any part of it on behalf of the British Government until those objections have been submitted to Your Lords.h.i.+p.

I have the honor to be with the greatest respect, My Lord,

Your Lords.h.i.+p's Most Obedient Humble Servant,

BEAUVALE.

THE VISCOUNT PALMERSTON, G.C.B.

(F.O. Docs., 7/298.)

_Lord Palmerston to Lord Beauvale, (Draft)._

F.O., _March 11th, 1841_.

MY LORD,--With reference to Your Excellency's despatch No. 38 of the 2nd instant reporting Prince Metternich's objections to the Prussian scheme for regulating the position of the Christians in Syria, I have to inform Your Excellency that H.M.'s Government agree very much with Prince Metternich's as to that scheme.

P.

(F.O. Docs. 1/296.)

_Memorandum of Austrian Government delivered to Lord Palmerston by Prince Esterhazy, March 31, 1841._

Sur le Memorandum du 3 Fevrier[141] et le memoire Prussien, relativement a la protection des Chretiens en Syrie.

La difference entre le memorandum du 3 fev. et le memoire prussien consiste en ce que le premier fournit un moyen pratique pour _porter remede_ au mal existant, sans entreprendre une reforme dangereuse, tandis que l'autre tend a introduire _un nouvel ordre de choses_ en faveur de la representation de l'eglise evangelique, par des moyens inexecutables.

_Le travail du 3 fevr._ se base sur la verite, que ni les populations chretiennes sedentaires et mouvantes, ni les couvens des trois confessions, catholique, grecque et armenienne, n'ont jamais eu a se plaindre d'un manque de tolerance musulmane. C'est un temoignage irrecusable qu'on peut recueillir sur les lieux aupres de ceux meme qui y sont les plus interesses.

Des firmans sans nombre, relatifs a des privileges et a la donation de lieux saints aux environs de Jerusalem, Bethlehem et Nazareth se trouvent deposes aux archives des differens couvens, et s'ils n'ont point ete mis en execution et forment le sujet de disputes continuelles entre les trois confessions, la faute n'en est pas au Gouvernement Turc, mais uniquement _a la venalite_ des Musselims, comme autorites locales.

L'execution des firmans toujours mise arbitrairement a un prix tres eleve est devenu de la part des Musselims une speculation financiere.

La desunion regrettable qui regne entre les confessions, ou comme on les appelle sur les lieux, les trois nations, exploite cette corruptibilite, tantot pour suspendre l'execution d'un firman jalouse, tantot pour obtenir moyennant l'intervention du Musselim un second firman annullant le premier, ce qui a surtout lieu, lorsqu'il s'agit de la donation d'un lieu saint. En pareil cas la confession la plus offrante est sure d'atteindre son but et rien n'est plus a desirer que _la punition severe du trafic illicite et honteux_, qui se pratique avec les firmans et l'irrevocabilite _de ceux une fois emanes_.

C'est donc en parfaite connoissance du veritable siege du mal, que le memorandum du 3 fevrier _a cherche le remede dans le renfort de l'action tutelaire du Gouv. par un employe sultanique special d'un rang a.s.sez eleve pour etre place a cote des Musselims; employe qui serait charge directement de tout ce qui aurait rapport aux lieux saints et aux pelerins--qui serait mis en contact avec les Representans des Gouvernement Chretiens nommes ad hoc, sous la denomination de procureurs et qui ne recevrait d'ordres que de Constantinople ou les plaintes elevees contre lui seraient portees a la connoissance du Gouvernement dans la voie diplomatique_.

_Le memoire prussien_ tendant a etablir sur les lieux une representation de l'eglise evangelique et sa partic.i.p.ation aux fondations existantes, suscite une question _toute nouvelle_, dont la portee n'est pas a calculer.

Sans considerer l'opposition de Rome, du St. Synode de St. Petersbourg, et du Patriarchat grec a Constantinople le memoire suggere des moyens qui, loin de porter remede au mal existant, feraient naitre des nouvelles complications et accroitre la desunion parmi les confessions chretiennes. Ce regrettable resultat serait surtout amene par les points suivans du memoire prussien: